Résultat d'exploitation
Ce que gagne votre cœur de métier, avant la finance et l'impôt : produits d'exploitation moins charges d'exploitation. LA ligne que votre banquier regarde en premier, parce qu'elle dit si le métier lui-même est rentable.
Solde intermédiaire de gestion, la rentabilité opérationnelle pure.
Ce que cette ligne contient
Le métier crée de la valeur : chaque euro vendu rapporte plus qu'il ne coûte.
Le métier détruit de la valeur : aucun montage financier ne compensera durablement.
Comment l'interpréter
Amélioration structurelle : meilleure marge, économies d'échelle, pricing. Le meilleur argument d'un dossier de crédit.
Pression sur les prix, dérive des coûts. À traiter avant d'emprunter, pas après.
Impact sur le bilan et la trésorerie
Le socle du résultat net.
Alimente la capacité d'autofinancement.
Sa marge (REX ÷ CA) se compare directement à votre secteur.
L'œil du banquier
C'est sur cette ligne que se joue la décision de crédit : un REX solide et régulier prouve que le remboursement viendra du métier, pas d'un pari. Rapporté au CA, il donne votre marge opérationnelle : connaissez-la par cœur.
Quelles sont les autres pages importantes d'un bilan ?
Votre liasse fiscale, tableau par tableau : ce que contient chaque page, et celles que votre banquier scrute en premier.
Où est allé l'argent : immobilisations, stocks, créances, trésorerie. En trois colonnes : brut, amortissements, net.
D'où vient l'argent : capitaux propres, provisions, dettes financières et d'exploitation.
Le film de l'année : produits et charges d'exploitation, jusqu'au résultat d'exploitation.
Le financier, l'exceptionnel, la participation des salariés et l'impôt : jusqu'au résultat net.
Tous les mouvements d'investissement de l'année : acquisitions, cessions, virements, poste par poste. Pourquoi le banquier le scrute : il y voit si vous renouvelez votre outil de travail ou si vous vivez sur vos acquis, et ce qu'il pourrait prendre en garantie.
L'usure comptable de vos immobilisations : dotations de l'année et cumuls, mode linéaire ou dégressif.
Les risques provisionnés : dotations et reprises de l'exercice, nature par nature.
Qui vous doit quoi, ce que vous devez, et surtout à quelle échéance : à moins d'un an, de 1 à 5 ans, au-delà. Pourquoi c'est capital : c'est ici que le banquier lit votre mur de dette à court terme et la vraie liquidité de vos créances. Le tableau le plus parlant de toute la liasse pour un prêteur.
Le passage du résultat comptable au résultat imposable : réintégrations et déductions fiscales.
Vos pertes passées reportables : celles qui viendront réduire les impôts des années suivantes.
Ce que vous avez fait du bénéfice : réserves, dividendes, report à nouveau. Et des pépites cachées : engagements de crédit-bail, sous-traitance, loyers, rémunérations d'intermédiaires. Pourquoi le banquier adore : les dividendes prélevés et le crédit-bail absent du bilan sont ici, noir sur blanc.
Le détail fiscal des cessions d'actifs : gains, pertes, et leurs régimes d'imposition.
La richesse réellement créée par l'entreprise sur l'exercice (elle sert de base à la CVAE). Pourquoi ça compte : c'est d'elle que découlent l'EBE et votre capacité à payer les salaires, l'État… et les échéances de la banque. Un analyste la compare toujours à celle de votre secteur.
Qui détient l'entreprise : la liste des associés et la répartition des parts.
Vos participations dans d'autres sociétés : périmètre du groupe éventuel.
★ Les tableaux que votre banquier regarde en premier. Numérotation officielle des tableaux de la liasse fiscale (imprimés 2050 et suivants), dans la section « imprimés fiscaux » de votre plaquette.
Toutes les lignes, expliquées simplement
Et cette ligne, dans votre bilan à vous ?
Déposez votre bilan : chaque ligne est analysée, comparée à votre secteur, et traduite en points forts et points de vigilance.
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